Les mots de l'âme

La couleur du noir

26 juin 2018

La lumière est inconstante. Elle est fragile.

La vérité… la vérité c’est qu’il y a des jours où je me perds. Des jours où je n’ai plus d’espoir, où je me laisse submerger.
Je n’ai plus envie d’espérer, plus envie de me battre, plus envie d’y croire, plus envie d’attendre.
La douleur est trop grande, les défis trop nombreux.

Ces jours-là je converse avec le noir, je flirte avec les ténèbres.
Je ressens tout. Tout. Intensément.

C’est un cadeau inestimable que d’habiter le monde des émotions.
Mais parfois c’est un peu trop lourd pour moi. Je me sens fragilisée, accablée, presque noyée par la déferlante de toutes ces énergies, ces sensations, ces émotions qui pleurent sur mes épaules.

Je me laisse aller à la dérive. Je laisse la débâcle des sentiments m’abimer en dedans.
Comment est-ce possible de ressentir autant ?  Le temps n’est-il pas un remède ?

Ces jours-là ne sont pas toujours glorieux.
Je manque un peu de courage. Je compte mes respirations pour m’assurer de n’en rater aucune.
Je le fais parce que je sais à quel point c’est facile de se laisser tomber, de s’abandonner, de se laisser submerger.

Je sais la tentation de la détresse. J’ai senti tellement de fois mon cœur se fissurer, plier sous le poids de la désillusion, de l’abandon, de la colère, du désespoir, des actes manqués, des regrets, de l’amour perdu.

Quand on porte l’espoir au coeur et qu’on croit aux mots comme on a foi en Dieu, le silence est une sentence.

C’est paralysant, foudroyant, déchirant. C’est étouffant de solitude.
Les mots ne sont que mensonges sans les actions pour les sublimer.
Il y a un temps pour l’illusion, un temps pour voir vraiment. Ce qui est. Ce qui n’est plus. Pour observer les ravages du temps, pour entendre les mots derrière les silences.

Quand le masque tombe, la vérité peut-être insoutenable. Et les vieux démons s’en délectent.
Je m’effondre sous le poids du chagrin, je capitule sous la menace des adieux. Je me soumets à la peine. Je laisse filer l’espoir, et troque ma foi contre la colère.
Je dépose les armes, laisse faner les fleurs, fends l’armure de mon cœur et me rends au chaos.
Je pleure mes adieux.

Mais que faire d’autre sinon accepter ? Accepter l’histoire. Accepter l’amour. Pardonner.
Aimer ceux qui restent, envers et contre tout.

On ne retient pas les âmes qui ne demandent qu’à partir.
On ne se supplie pas l’amour.
L’amour ne se défile pas.

Mon cœur est une guerrière intrépide.

Je ne plierai plus sous la couleur du noir.
Je continuerai de toujours tout oser, tout tenter, tout avouer. Malgré la peur. Malgré la peine. Malgré la menace d’une réalité que je ne suis pas prête à affronter.

Je donnerai tout, encore et encore. Parce que je ne me suis pas trompée.
Tout a une raison, un sens caché.
Je suis le miel et le vinaigre, le poison et l’antidote.
« L’espoir qui toujours renaît »

Alors demain, pour réparer les blessés, je fais le voeu d’absoudre nos cicatrices.
De transformer les adieux en quelque chose de beau, en quelque chose de grand. Un déchirement poétique qui tatouera ma peau à l’encre de mes souvenirs.
De mes souffrances j’en ferai de l’art.
Et je porterai fièrement les couleurs indélébiles des vestiges de mon passé, comme un drapeau, comme un emblème.
Et je promets de toujours chérir le miracle de mon grand bouleversement. De ne jamais gâcher toute la beauté d’une si belle marque…Dans cette vie et celles d’après.

 

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2 Comments

  • Reply Julie 27 juin 2018 at 18 h 59 min

    I needed that <3
    Love love love

  • Reply Marie claire 27 juin 2018 at 12 h 48 min

    ❤❤❤❤
    Félicitations pour l écriture
    J adore
    Par contre pas facile de lire ses mots une pluie d émotions arrive…….
    Courage à toi pour tout ce que tu fais .ce que tu vis
    Je pense fort à toi qui a le courage de vivre
    toutes ses émotions
    😘❤❤❤❤❤❤

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